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LaDOUANCE

Vous vous retrouvez maintenant au beau milieu d’une classe, entouré d’élèves du même âge que votre enfant. Ceux-ci ne semblent pas remarquer votre différence d’âge, y compris l’enseignante qui   n’en fait aucun cas. Celle-ci est plus jeune que vous, ça vous fait étrange…L’enseignante explique au groupe l’horaire de la matinée. Jusqu’à la première récréation, vous aurez à compléter divers problèmes mathématiques. Vous vous dites intérieurement que vous aurez certainement besoin d’une bonne dose d’efforts pour y arriver, puisque cette matière n’a jamais été votre plus grande force, quand soudain, vous ressentez une sorte de chaleur dans votre tête… comme si une rafale d’idées s’était emparée de votre esprit! Avant même que votre enseignante ne vous le demande, vous vous empressez de sortir votre cahier de problèmes et êtes plus qu’enthousiaste à l’idée d’être stimulé par de nouveaux défis numériques! Vous vous étonnez quelque peu de votre réaction, mais vous laissez tout de même transporter par cette allégresse nouvelle qui vous envahit…

 

Lorsque votre enseignante débute la lecture des premiers problèmes, vous constatez que vous avez non seulement déjà complété cette étape initiale mais par surcroît, que la solution est plus que claire dans votre tête. Un véritable miracle, une apparition divine! Vous inscrivez la réponse au bas de la page et êtes fin prêt à aborder le problème suivant…Pourvu que celui-ci vous demande un peu plus de réflexion!

En vous tournant pour observer vos collègues, vous constatez bien vite que ce positivisme est loin de faite l’unanimité chez eux… à chacun des mots lus par l’enseignante, leurs mines sont de plus en plus déconfites et leurs yeux prennent littéralement la forme de points d’interrogation! Vous demeurez quelque peu perplexe… Comment peut-on trouver une équation différentielle aussi compliquée? Vous retournez à votre cahier et en quelques minutes seulement finalisez tous les problèmes proposés…

Fier et fort du sentiment du devoir accompli, vous vous dirigez vers le bureau de l’enseignante pour lui remettre votre cahier, mais celle-ci ne semble pas partager votre enthousiasme… Elle souligne immédiatement que vous avez débuté la tâche avant qu’elle ait terminé ses explications et vous rappelle plutôt fermement qu’il est important d’attendre la fin des consignes pour savoir « quoi » faire… En jetant un coup d’œil à votre travail, elle vous dit toujours aussi sèchement qu’à vouloir aller trop vite, on ne fait pas les choses comme il le faut la preuve : vos démarches sont absentes, les mots importants ne sont pas soulignés… votre travail est donc à refaire! Vous retournez à votre pupitre, penaud mais aussi frustré par cette attitude cavalière et injustifiée, mais tentez tout de même de mieux répondre à ses demandes…

Vous ressentez à nouveau cette chaleur dans votre tête et cette impression de « suractivité » dans vos neurones… Vous voyez soudainement apparaître devant vos yeux, les problèmes comme dans un film en 3 dimensions… Les chiffres, les mots, les symboles, les graphiques, les images s’entremêlent et déroulent à une vitesse folle devant vous… viennent s’y ajouter des souvenirs, des passages de livres que vous avez autrefois lus, des paroles entendues…

Tous ces réseaux de stimuli, de savoirs et de connaissances finissent par se rejoindre en une sorte de représentation unifiée laissant graduellement émerger les réponses… Si vous ne comprenez pas vraiment ce qui vient de se passer dans votre tête, vous savez toutefois que c’est probablement une faculté unique de saisir les choses…et que vous ne voulez plus vous satisfaire de vos neurones « ordinaires »! Vous retournez tout de même à votre tâche… mais malgré vos efforts, il vous est impossible de suivre les étapes de la démarche qui vous est tant demandée. Votre récente « création mathématique » est beaucoup trop unique pour la réduire à quelques lignes de chiffres et de textes apposées en petites boîtes noires et blanches!

Lorsque les autres élèves ont « enfin » terminé, l’enseignante donne les réponses attendues, lesquelles concordent exactement avec les vôtres… « ingéniosité » en moins! Vous ne comprenez pas pourquoi elle s’obstine à ne pas reconnaître la justesse de vos solutions… Ah si les autres pouvaient voir comme vous, comprendre comme vous le faites… l’école serait tellement plus intéressante… Fini les tables de multiplication à mémoriser ou les colonnes d’additions et de soustractions à calculer! On discuterait des vraies mathématiques : celles qui influent notre vie quotidienne, notre société et même notre santé… le passage du sang dans les différentes parois du cœur n’obéit-il pas à des formules de compliance et de résistance? Vous êtes soudainement arrêté dans votre élan oratoire par l’enseignante qui « demande au Einstein de la classe » de bien vouloir garder pour lui ses commentaires et d’être un peu plus à son affaire!

La douance
C’est quoi?

Malgré qu’il n’y ait pas encore de consensus sur la terminologie (doué, surdoué, surdon, génie, « gifted » en anglais, etc.)  on tend de plus en plus à privilégier le terme douance et haut potentiel intellectuel (HP ou HPI). Actuellement, sont identifiés comme ayant un haut potentiel intellectuel, les enfants avec un QI supérieur à 125 ou 130 (ce qui représente entre 2.5 et 5 % de la population), tel que mesuré par un test d’intelligence administré par un psychologue dans le cadre d’une évaluation globale du développement.

Bien que l’évolution d’une personne ne soit pas uniquement déterminée par son QI, la recherche montre qu’il s’agit tout de même du facteur le plus important associé à la réussite scolaire et professionnelle ainsi qu’au statut socio-économique. Dès l’entrée à l’école primaire, soit vers l’âge de 6 ou 7 ans, le QI tend à rester plutôt stable tout au long de la vie.

Bien que le chiffre associé au QI soit de première importance dans l’identification de ces enfants, la notion de douance va au-delà du QI. En effet, certains élèves précoces peuvent obtenir des résultats dits « hétérogènes » aux épreuves intellectuelles et alors présenter des performances très significativement supérieures à la norme à certaines tâches plus spécifiques (notamment le raisonnement verbal, analogique, les capacités d’abstraction, par exemple), mais plus faibles dans d’autres (ex. tâches plus procédurales). C’est à la suite de telles observations que des équipes de chercheurs en sont venues à identifier deux profils de douance distincts :

Les profils homogènes (ou laminaire), dont le développement cognitif est harmonieux et qui présentent une grande facilité à apprendre. Ils représentent en quelque sorte l’image typique qu’on peut se faire des enfants HP.

À l’inverse, les profils hétérogènes (ou complexes) présentent de grandes disparités entre leurs différentes capacités cognitives, ce qui peut générer des troubles d’apprentissage, des troubles moteurs ou des troubles de langage pouvant même masquer la douance. Cette catégorie serait d’ailleurs à grand risque d’être faussement diagnostiqué avec un trouble du spectre autistique puisqu’un chevauchement est effectivement observable entre les caractéristiques propres aux TSA et celles caractérisant le profil de ces enfants.

En plus de ses démarquer par une intelligence quantitativement plus élevée, l’on sait aujourd’hui que ces enfants ont une intelligence qualitativement différente, qui se manifeste notamment par :

  • Une hypersensibilité sensorielle et émotive ;
  • Une très grande curiosité s’accompagnant d’un besoin viscéral de comprendre ;
  • Une propension à l’ennui démesurée quand ils manquent de stimulations intellectuelles ;
  • Un sentiment profond d’être « différent » des autres ;
  • Des façons particulières et distinctives, très différentes des autres enfants du même âge
  • Une intolérance à la perception d’injustice.

Aux caractéristiques précédentes, l’on ajoute enfin un comportement et un vécu émotif particuliers, qu’on associe souvent au terme « dyssyncronie ». Celui-ci réfère au décalage existant entre le développement intellectuel supérieur de ces enfants et leur rythme de progression dans les autres sphères de développement (motrice, psychologique, affective, sociale, scolaire, etc.) qui est souvent plus normale. Ce décalage peut être associé à des difficultés d’adaptation et un mal-être profond qui les empêche parfois de déployer l’entièreté de leurs potentialités.

Comment la cibler?

Sur le plan psychologique et intellectuel

  • une grande curiosité (les « pourquoi ? »  sous toutes leurs formes)
  • une grande capacité d’attention sur les sujets qui l’intéresse
  • un langage élaboré, structuré (voire précoce), dès le plus jeune âge, ce sont des enfants qui n’ont pas ou très peu parlé « bébé »
  • un intérêt pour les jeux compliqués
  • l’envie d’apprendre à lire avant l’âge « classique »
  • un grand intérêt pour les lectures « encyclopédiques »
  • un grand intérêt pour les questions métaphysiques (la vie, la mort, la création de l’Univers, les origines, …)
  • un changement rapide des champs d’intérêts dès qu’ils sont maîtrisés
  • une grande mémoire
  • un grand sens de l’observation / du détail
  • une pensée créatrice, divergente qui peut générer un manque d’organisation
  • un besoin de sens dans les apprentissages
  • Une originalité dans les solutions proposées
  • Une audace intellectuelle, un propension à l’anticonformisme

 

Sur le plan affectif / comportemental :

  • une très grande sensibilité émotionnelle face à  l’injustice, les reproches, l’échec
  • Une tendance à la négociation dû, entre autres, à un profond besoin d’équité
  • une hyperesthésie des sens (visuelle, auditive, olfactive …)
  •  un besoin de sommeil inférieur à la moyenne
  • un très grand sens de l’humour
  • une grande empathie
  • des peurs non « conventionnelles » pour leur âge (peur de la mort vers 3 ans, ou peur de la fin du monde, car le soleil explosera un jour … par exemple)
  • une préférence pour lier des amitiés avec des enfants plus âgés ou des adultes …
  • un besoin énorme de stabilité affective
  • une faible tolérance à l’autorité « brute », ces enfants demanderont sans arrêt la justification d’une règle surtout si elle n’a aucun sens à leurs yeux
  • un esprit critique très développé
  • un perfectionnisme qui amène doute, peur de l’échec et/ou proscratination
  • une motivation liée à l’intérêt

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