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Trouble DÉVELOPPEMENTAL DU LANGAGE

Vous vous retrouvez maintenant au beau milieu d’une classe, entrouré d’élèves du même âge que votre enfant. Ceux-ci ne semblent pas remarquer votre différence d’âge, y compris l’enseignante qui n’en fait aucun cas.Celle-ci est plus jeune que vous, ça vous fait étrange…

À l’avant de la classe, le petit Mathias fait un exposé sur les serpents à sonnette. Vous baissez les yeux et apercevez sur votre pupitre trois feuilles lignées écrites d’une main hésitante. «L’ornithorynque» figure en grosses lettres sur l’en-tête de la première page. Vous en déduisez qu’il s’agit de votre exposé oral à vous. Quelle idée d’avoir choisi un animal aussi compliqué!

Vous sursautez en apercevant, assis à un pupitre non loin de vous, un monstre qui ressemble à une glande ou à une sorte d’appendice géant, avec deux bras, deux jambes, un œil de cyclope et une grande bouche. Il vous envoie la main et, après un moment, vous rejoint en vous tendant une poignée de Jelly Beans de toutes les couleurs au fond de sa main. Il vous fait un grand, grand sourire. Vous vous sentez inconfortable.

La créature n’a pas l’air de vouloir s’en aller. Un bref coup d’œil autour de la classe vous fait réaliser que personne d’autre ne la voit et qu’il est par conséquent inutile d’espérer de l’aide. Vous vous résignez à prendre un Jelly Bean et, non sans crainte, le mettez dans votre bouche. Satisfait, le monstre retourne à sa place. Ça semble être un Jelly Bean normal, vous vous aventurez donc à le mastiquer.

Soudainement, vous sentez une mini explosion dans votre bouche et vos oreilles, comme si on y avait mis des Fizzy pop. Vous paniquez un instant et, grâce au couvercle lustré de votre coffre à crayons métallique, vous regardez l’intérieur de votre bouche. Celle-ci est bariolée de toutes les couleurs. Même chose pour vos oreilles. Le monstre rigole.

C’est à ce moment que la maîtresse s’adresse à vous. Étrangement, elle parle dans un charabia complétement incompréhensible. Après l’avoir fait répéter quelques fois, celle-ci s’impatiente.

Vous déduisez qu’elle vous demande de venir à l’avant de la classe pour faire votre exposé. Vous prenez votre document, allez à l’avant, inspirez un bon coup et vous vous lancez : «Orn-tro-inte … non! tro trotintre !», dites-vous à voix haute devant toute la classe plutôt que nommer le sujet de votre exposé : « l’ornithorynque ». Vous vous reprenez mais, chaque fois, le mot sort complètement déformé de votre bouche. C’est comme si vous n’aviez pas le contrôle de votre langue et qu’elle possédait sa propre volonté. Pourtant, ce mot est clair dans votre tête…or-ni-tho- ryn-que…

Du coin de l’œil, vous apercevez le monstre qui se bidonne. Alors que vous tentez de reprendre vos idées, celui-ci se contorsionne dans tous les sens. Étrangement, votre langue réplique à ses mouvements; la créature a un contrôle sur votre langue!

Désemparé, vous tentez une fois encore de reprendre le dessus, mais n’y arrivez pas. Vous ne pouvez que faire des charabias incohérents.

Agacée, la maîtresse met fin à vos tentatives désespérées. Vous ne comprenez toujours pas ce qu’elle dit, mais l’intention est assez claire. Vous retournez, humilié, à votre pupitre, la tête basse. « À quoi sert de se pratiquer et d’avoir travaillé si fort, vous dites-vous, si, au moment important, les efforts sont si peu récompensés…»

Le trouble développemental du langage
C’est quoi?

Aussi connu sous les noms de Dysphasie ou Trouble primaire de langage, le trouble de langage développemental est une problématique neurodéveloppementale qui affecte les diverses composantes du langage. Les difficultés peuvent se manifester sur les plans de la compréhension et de l’expression du langage et à différents degrés d’atteintes. Les profils de difficultés varient donc d’une personne à l’autre. C’est aussi un trouble qui persiste dans le temps. Les difficultés se maintiennent à long terme et peuvent entraver les relations sociales ainsi que les apprentissages.

Au préscolaire

  • L’enfant n’écoute pas les consignes, ce qui peut s’apparenter à de l’opposition ;
  • Compréhension des questions difficile ;
  • Interprétation des expressions et des mots abstraits «au pied de la lettre» ;
  • L’enfant cherche ses mots ;
  • Emploi de mots imprécis («genre», «affaire», «truc»… ) ;
  • Prononciation laborieuse pour certains sons ;
  • Erreurs dans la formulation des phrases, ou phrases peu élaborées qui ressemblent à celles d’un enfant plus jeune ;
  • Difficulté d’interaction avec les pairs.

Au primaire

Les mêmes difficultés que celles observées à l’âge préscolaire se poursuivent aussi à l’âge scolaire. Le profil d’atteinte peut toutefois évoluer dans le temps. Avec l’entrée à l’école et les nouveaux apprentissages, d’autres difficultés peuvent aussi se manifester :

  • Les limites pour le traitement des sons du langage peuvent se répercuter dans l’apprentissage de l’écrit et mener à un profil de difficultés en langage écrit sur les plans de la lecture et de l’écriture ;
  • La difficulté à utiliser le langage écrit peut nuire à l’apprentissage des différentes matières scolaires ;
  • Difficulté à comprendre le vocabulaire abstrait (qui se retrouve souvent dans l’apprentissage des matières scolaires) ;
  • Difficultés en compréhension de lecture et habileté réduite à faire des inférences (capacité de faire des déductions en faisant des liens entre les informations du texte et nos connaissances) ;
  • Habiletés de communication sociale réduites, ce qui peut amener des difficultés à créer et à entretenir des relations sociales ;
  • Ne comprend pas l’humour et les expressions figurées ;
  • Difficulté à formuler et à organiser un discours complexe (raconter un événement vécu ou une histoire, argumenter, expliquer, etc.) ;
  • Problèmes d’ordre affectif en lien avec une faible estime de soi, de l’anxiété, etc.

Au secondaire

Chez l’adolescent, le trouble du langage se manifeste de façon plus subtile par rapport à ce qui est habituellement observé chez l’enfant, puisqu’il touche surtout les fonctions complexes du langage. Ainsi, bien que l’adolescent présente souvent une communication fonctionnelle au quotidien, ses difficultés se manifestent dans les situations moins familières ou lorsqu’il doit réaliser des tâches plus exigeantes : expliquer, raconter, justifier, argumenter, comprendre le sens des métaphores, le langage implicite, les consignes plus longues, etc. Un diagnostic plus tardif s’explique souvent du fait que l’adolescent, avait, plus jeune, une communication fonctionnelle, sans réelle faiblesse au quotidien, ou alors avait réussi à développer, tout au long de ses premières années de scolarité, des stratégies efficaces pour compenser ses difficultés. Toutefois, à l’arrivée du secondaire, l’adolescent dysphasique est inévitablement confronté à la surcharge, en raison des exigences accrues en langage découlant d’une plus grande quantité de matière à étudier, de la complexité des travaux à réaliser et des pressions grandissantes s’exerçant sur lui pour qu’il développe son autonomie. Dans un tel contexte, le redoublement d’efforts qui avait toujours été nécessaire devient insuffisant à garantir de bons résultats scolaires, malgré tout son ardeur à la tâche. Finalement, un tel trouble a des impacts sur la socialisation, l’estime et la confiance en soi, puisque le jeune est à risque de rencontrer des difficulté à s’intégrer au sein du groupe de pairs.

En compréhension :

  • A de la difficulté à comprendre les notions abstraites telles que les notions temporelles, spatiales ou le vocabulaire spécifique à une discipline ou une matière (exemple: vocabulaire lié aux opérations mathématiques nécessaire à la résolution de problème).
  • Nécessite des reformulations, une simplification de l’information, des répétitions ou une démonstration pour réaliser une nouvelle tâche.
  • A de la difficulté à comprendre l’ensemble des éléments d’une consigne longue ou complexe. Demande le sens de certains mots, surtout pour les notions abstraites.
  • A de la difficulté à comprendre le langage implicite (ce qui est dit par indices plutôt qu’explicitement écrit ou dit), les proverbes, les expressions figurées, les sous-entendus (sarcasme, ironie), l’humour, les indices non verbaux (langage corporel). L’interprétation reste concrète, « au pied de la lettre ».
  • Rencontre, en lecture, des difficultés à comprendre les textes, surtout lorsqu’ils sont longs, s’ils traitent d’un sujet nouveau ou si une partie du contenu est présenté de manière implicite ou « inversée ».

Au niveau expressif :

  • Cherche ses mots, utilise des termes imprécis, hésite, fait des pauses ou utilise des descriptions pour se faire comprendre.
  • Fait des erreurs dans le choix des mots (exemple: utilise un terme qui ressemble beaucoup au mot souhaité, mais dont le sens diffère quelque peu, tel que « récurrent» confondu avec « récurer»; utilise un mot de la même famille tel que « lion/tigre», « peigne/brosse»).
  • Utilise un vocabulaire simple, peu varié, familier et souvent concret.
  • Les phrases restent simples et peuvent présenter des erreurs subtiles dans leur structure (exemple: respect des temps de verbe en fonction de la situation, utilisation des marqueurs de relation adéquats, précision du sujet « il, lui »).
  • Participe peu aux conversations ou se montre moins intéressé ou maladroit dans un contexte social.
  • Est perçu comme quelqu’un de timide ou introverti.
  • A de la difficulté à organiser l’information lorsqu’il veut raconter, omet une partie des informations principales (ex. : manque de mise en contexte) et met parfois des emphases sur des détails peu importants

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