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Syndrome de dysfonctionNON-VERBALE

Vous vous retrouvez maintenant au beau milieu d’une classe, entouré d’étudiants du même âge que votre enfant. Ceux-ci ne semblent pas remarquer votre différence d’âge, y compris l’enseignante qui n’en fait aucun cas. Celle-ci est plus jeune que vous, ça vous fait étrange…

L’enseignante vous annonce un travail d’équipe. Pour des raisons qui vous échappent, à côté de vous se trouve une créature étrange qui fait des expressions particulières pendant que l’enseignante explique calmement le but de l’exercice mathématique.

Par un effort extrême de déduction, vous saisissez que la créature agit à titre de “traductrice” des émotions et intentions de votre enseignante. La créature ne semble toutefois pas être très douée dans sa tâche puisque, tour à tour, elle prête à votre professeure des intentions qu’elle n’a visiblement pas; fâchée, heureuse, triste, etc. Vous trouvez la créature agaçante et aimeriez bien vous en défaire mais cela ne semble pas possible.

L’enseignante vous demande de vous regrouper en équipes de trois. Péniblement, vous vous associez à deux autres étudiants. Ceux-ci ne voient pas la créature à côté de vous, qui démarre aussitôt sa routine de traduction de vos deux collègues.

Sa constante interprétation érronée de leurs émotions et intentions vous empêche totalement de collaborer comme il faut avec eux. Vous essayez de faire comme si elle n’était pas là, mais plus vous essayez de l’éviter, plus elle s’impose à vous. Que vous le vouliez ou non, vos réponses et interactions finissent par être teintées de ses fausses interpretations. Vous tentez, tant bien que mal, de vous expliquer auprès de vos collègues, d’élaborer diverses théories pour justifier votre attitude “hors propos” mais vos explications s’avèrent tout aussi inefficaces que vos sourires et expressions d’agacement.

Même votre raisonnement semble affecté par ce personnage intriguant… Vous qui êtes généralement un as des mathématiques et des énigmes à la Sherlock Holmes, vous ne parvenez plus du tout à lire entre les lignes et donc à justifier votre place auprès de vos coéquipiers par vos atouts d’esprit de synthèse ! Vous recommencez à formuler d’interminables justifications dont les mots savants font même sursauter l’enseignante venue vérifier la progression de votre travail..

Ne sachant plus comment composer avec vous, vos compagnons finissent par vous mettre à l’écart et complètent l’exercice à deux, sans compter sur votre participation. Une fois encore, on vous dira que vous ne savez pas comment vous y prendre et qu’il est nécessaire de faire des efforts pour s’ajuster au groupe… Vous savez tout cela…mais hélas comment dire que c’est la faute de votre mauvais traducteur…

Le trouble de dysfonction non verbale
C’est quoi?

Le syndrome non-verbal est un désordre neurologique qui n’a été reconnu comme trouble d’apprentissage que récemment, ce qui explique qu’il ne soit pas encore considéré par le Ministère de l’éducation du Québec. L’étiologie de ce syndrome demeure toujours incertaine. Par contre le profil des enfants ayant ces difficultés s’apparente grandement au patient ayant une lésion neurologique à l’hémisphère droit du cerveau. Cette région du cerveau se spécialise dans le traitement des informations visuelles et spatiales, d’où l’appellation également connue de dysfonction non-verbale.

Puisque ces enfants n’auraient pas de lésion neurologique avérée, on suspecte de plus en plus que ce trouble s’expliquerait par une dysfonction de la matière blanche du cerveau qui est constitué d’axones myélinisés. La myélinisation permet l’isolation des neurones, ce qui favorise la vitesse de propagation de l’information. Une défaillance de celle-ci pourrait affecter le potentiel d’acquisition de certaines habiletés cognitives, notamment la compréhension des aspects sociaux, certains comportements moteurs, l’attention visuelle mais également la pensée mathématique, l’efficacité de la planification et l’organisation.

INTERACTION SOCIALE :

Toute interaction sociale implique une partie qui passe par les mots, mais également une autre qui table sur la communication « non-verbale », que ce soient les regards, les soupirs, les tons de voix, les intonations, les gestes, les postures, les mimiques, etc. Ces signes, bien que subtils nous transmettent de précieuse informations sur l’état de l’autre personne, ses réactions émotives et sa proximité face à nous. Décoder ces informations que nous envoient les autres est essentielle afin de s’adapter à eux et ainsi établir une réelle interaction réciproque.

Les enfants atteints du SDNV ont de la difficulté à décoder ces signes, percevoir l’effet de leur comportement chez les autres et comprendre ce que l’on attend d’eux en situation sociale. Ils peuvent donc :

  • Avoir des difficultés à comprendre ses émotions ainsi que celles des autres;
  • Présenter un manque d’inhibition, une grande volubilité, un vocabulaire d’allure « plaqué », trop savant pour l’âge;
  • Entretenir des relations difficiles avec les pairs (préfèrent jouer avec des enfants plus vieux ou plus jeunes pour éviter les compromis)
  • Manquer d’habiletés sociales : se tiennent trop près de quelqu’un, fixent une personne ou ne la regarde pas du tout; peu soucieux de son apparence, indifférent aux réactions des autres
  • Être perçus par les pairs comme étant bizarres;
  • Être mépris pour un syndrome d’Asperger toutefois, contrairement à ce dernier, l’enfant SDNV recherche l’amitié des autres, malgré ses maladresses dans ses interactions, et ne présente pas d’intérêts stéréotypés.

HABILETÉS VISUO-SPATIALES, IMAGERIE MENTALE ET ATTENTION VISUELLE

Les enfants qui présentent un SDNV peuvent avoir des difficultés :

  • à juger les distances et les vitesses dans les sports,
  • à assembler des casse-têtes ou des légo
  • à s’orienter et retrouver leur chemin lorsqu’ils vont à quelque part,
  • à se faire des images mentales, c’est-à-dire de visualiser mentalement quelque chose qui n’est pas devant soi, ce qui peut avoir des impacts, notamment dans les compréhensions de texte lorsqu’il faut s’imaginer des personnages et des lieux et des situations qui leur sont décrites.

LA COMPRÉHENSION DE L’IMPLICITE OU LA CAPACITÉ DE « LIRE ENTRE LES LIGNES »

Ces enfants semblent difficilement capable

  • de comprendre les doubles sens, les jeux de mots et les expressions, le sarcasme, l’ironie et les blagues qu’ils interpréteront « au pied de la lettre ».
  • de déduire ce qui semble évident pour les autres enfants, malgré un vocabulaire et des connaissances souvent exceptionnelles;
  • d’accéder au sens de ce qu’ils lisent si les informations recherchées ne sont pas explicitement écrites.

L’ORGANISATION, LA PLANIFICATION ET L’ATTENTION

L’hémisphère droit privilégie un mode de traitement dit « holistique », c’est-à dire axé sur une vue d’ensemble et générale de la situation, ce qui facilite l’organisation et la structuration d’une démarche de résolution de problèmes. Les enfants SDNV peuvent donc

  • Apparaître désorganisée au quotidien, répétitif ou inefficace dans leurs routines, ce qui les rend sensible aux changements, imprévus et transitions ;
  • Paraître incohérent dans la gestion des activités qui demandent plusieurs étapes  (par exemple, lors d’une routine quotidienne, ils ne savent pas par quoi débuter ou ont des difficultés à anticiper les choses à venir)
  • Mettre l’accent sur les détails, quand ils lisent un texte, en étant incapables de comprendre le fond de l’histoire;
  • Privilégier les énumérations d’idées dans les travaux scolaires, au détriment d’une présentation permettant une progression logique des arguments et des phrases ;
  • Contrairement au TDAH où l’impulsivité ressort fréquemment, on remarque que ces personnes ont davantage des tendances lunatiques. C’est comme si elles ne savaient pas quoi faire, mais une fois la tâche bien comprise, ils démontrent une excellente attention aux détails. Par contre, ils ne parviennent pas à traiter plusieurs informations à la fois ou à rester concentrés sur une longue période de temps.

LA MOTRICITÉ

Les difficultés touchent principalement la coordination visuomotrice, c.-à-d. la capacité à relier le traitement de l’information visuelle avec la séquence motrice associée. Ceci est susceptible d’occasionner :

  • Des difficultés dans l’apprentissage d’activités comme le patin et le vélo ;
  • Un désintérêt pour les activités manuelles, en raison de leurs maladresses lorsqu’ils manipulent les objets et qu’ils tentent de compenser en verbalisant durant leur exécution ;
  • Au niveau moteur, le côté gauche peut-être plus atteint
  • Des problèmes avec la calligraphie;
  • Difficultés au niveau du schéma corporel

Difficulté en mathématique

  • Difficultés à comprendre les concepts mathématiques
  • Peut connaître ses tables de multiplication « par cœur », mais ne pas comprendre le sens de l’opération ;
  • Difficultés en géométrie
  • Difficultés à travailler avec des diagrammes et des tableaux en raison de leur composante visuelle et spatiale.

Plusieurs facteurs viennent expliquer le fait que l’on identifie plus rarement ce syndrome « non-verbal », que les troubles d’apprentissage découlant d’une problématique impliquant le registre linguistique. Premièrement, notre système d’éducation n’exige pas l’utilisation d’habiletés visuospatiales très développées, contrairement aux connaissances qui tablent sur le « par cœur », lesquelles constituent une réelle force chez ces enfants. De plus, les problèmes sociaux sont souvent attribués à d’autres causes, ce qui nécessitent une bonne connaissance des profils cognitifs pour ainsi établir les diagnostics qui s’imposent.

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