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Le troubleANXIEUX

Vous vous retrouvez maintenant au beau milieu d’une classe, entouré d’étudiants du même âge que votre enfant. Ceux-ci ne semblent pas remarquer votre différence d’âge, y compris l’enseignante qui n’en fait aucun cas. Celle-ci est plus jeune que vous, ça vous fait étrange…

Au tableau, l’enseignante expose sur une ligne de temps les grandes périodes de l’histoire de l’humanité. Vous l’écoutez d’une oreille distraite.

Elle en est à raconter que le moyen-âge est considéré comme étant “l’âge sombre” de l’Europe, lorsque quelque chose titille votre attention. Il semble y avoir quelqu’un ou quelque chose qui perturbe votre vue périphérique. Vous vous retournez, mais rien ne s’y trouve, hormis vos camarades de classe qui suivent le cours attentivement. “Fausse alarme”, vous dites-vous en retournant au cours.

“Le moyen-âge fut une période de grandes invasions, de nombreuses épidémies et de profonde misère”, renchérit l’enseignante. À nouveau, la personne ou plutôt “la chose” apparaît dans la limite de votre champ de vision. Pas de doute cette fois, quelque chose de suspect est bel et bien là. Vous vous retournez plus brusquement, mais toujours rien. Vos camarades de classe vous observent suspicieusement, l’air de se demander quelle est la nature de votre problème…

“Les famines et la peste ont ravagé l’Europe pendant presque 1000 ans” dit votre professeure. Intuitivement, vous sentez, vous savez que la “chose” est revenue.

Vous sursautez alors qu’elle réapparaît, toujours dans votre angle mort. Cette-fois, vous faites comme si elle n’était pas là. Voyant que vous l’ignorez, elle se rapproche de vous.

“Une période de dépression fut à l’origine de la guerre de Cent ans”. Mais vous n’écoutez plus l’exposé qui vous est présenté; toute votre attention est rivée sur la créature qui se rapproche de vous encore. Plus vous tentez de l’ignorer et plus vous la sentez se rapprocher… Vous pouvez maintenant voir la toge noire et les yeux jaunes qui illuminent sous l’ombre de son capuchon…

Toujours confronté à votre ignorance, celle-ci se place à côté de vous et se met à grincer des dents. D’abord subtilement, puis, plus bruyamment. Vous avez beau vous répéter mentalement que tout va bien, que c’est votre surplus d’imagination qui vous joue de vilains tours, vous sentez maintenant votre front se couvrir de grosses gouttes de sueur froides. Malgré la force de votre mantra d’autosuggestion positive, votre corps ne semble plus vous écouter…votre estomac semble se nouer, une boule vient s’aggripper aux parois de votre gorge et les battements de votre coeur résonnent jusque dans vos oreilles…

Vous n’en pouvez plus; vous vous retournez en poussant un cri. Vous balayez alors la classe du regard; rien, il n’y a rien, rien de rien de rien, rien, rien… si ce n’est de vos compagnons qui vous fixent d’un air étrange… La profonde misère médiévale… c’est certainement sur vous qu’elle est tombée aujourd’hui!

Le trouble anxieux
C’est quoi?

La peur survient face à une menace, qu’il s’agisse d’une perception ou d’une interprétation d’un dommage ou d’un danger, pour notre bien-être physique et/ou psychologique. Elle apparaît en général face à un danger réel, présent et imminent, bien que beaucoup d’études estiment que cette émotion peut aussi apparaitre face à un danger imaginaire. Dans tous les cas, le dominateur commun de toutes ces situations est en général la capacité de préparer le corps (poussée d’hyperactivité neurovégétative) à mettre en place un comportement d’urgence, donnant ainsi à l’individu l’élan nécessaire pour éviter ou fuir la situation.

L’anxiété quant à elle est plutôt liée au fait d’attendre que quelque chose se produise, c’est-à-dire lorsque nous attendons que quelque chose arrive et que nous anticipons les effets négatifs avant même qu’ils ne se produisent. La menace paraît donc plus diffuse, lointaine ou vague que dans le cas de la peur.

Peur et anxiété sont donc des réponses émotionnelles nécessaires puisqu’elles exercent une fonction stimulante sur l’organisme permettant d’orienter l’attention vers un danger ou une menace, mais aussi de préparer l’individu à faire face au danger, prendre action ou opérer un changement. En plus d’assurer la survie, celles-ci peuvent également améliorer la performance, en motivant l’individu à se dépasser.

Toutefois, lorsque de telles réactions deviennent trop intenses, difficiles à contrôler, persistent dans le temps sans raison apparente et qu’elles empêchent l’individu de fonctionner normalement au quotidien, l’anxiété est alors qualifiée de pathologique. On parle de trouble anxieux lorsque l’intensité de la peur et les comportements d’évitement déployés pour y faire face ne sont plus adaptés, nuisent au fonctionnement de l’individu et engendrent une détresse psychologique importante.

L’anxiété peut se manifester de diverses façons que l’on classe généralement en quatre catégories :

  • les symptômes affectifs (peur, inquiétude, irritabilité, etc.);
  • les symptômes physiologiques (étourdissements, palpitations, difficultés à respirer, engourdissements, etc.);
  • les symptômes cognitifs (difficultés de concentration, peur de devenir fou, de perdre le contrôle, d’avoir une crise cardiaque, etc.);
  • les symptômes comportementaux (agitation, évitement, attitude crispée, etc.).

Il est important de noter que ces symptômes ne sont généralement pas tous présents en même temps ni dans chacun des troubles anxieux. De plus, certains d’entre eux sont davantage typiques d’un trouble en particulier.

Chez l’enfant et l’adolescent, l’anxiété, sous diverses formes, est normale, notamment l’anxiété en présence d’un étranger; l’anxiété de la séparation, qui survient entre 18 mois et 3 ans; la peur des monstres, qui apparaît vers 4 à 6 ans; et les phobies (ces peurs irrationnelles face à des objets ou des situations), qui sont fréquentes et disparaissent généralement d’elles-mêmes. Les enfants peuvent également se sentir anxieux lorsqu’ils commencent l’école, déménagent, couchent chez un ami pour la première fois, participent à une compétition sportive, étudient en vue d’un examen ou se préparent à un exposé oral. Les événements marquant l’actualité qui font les titres des journaux et des émissions de télévision peuvent aussi causer une anxiété temporaire chez les plus jeunes. De même, une certaine dose d’anxiété est plutôt saine, puisqu’elle empêche les enfants de prendre des risques inutiles tout en les préparant à des événements plus difficiles qui marqueront inévitablement leur vie future.

Les symptômes d’anxiété qu’éprouvent les enfants sont sensiblement les mêmes que ceux des adultes, mais leur façon d’y réagir est différente. En fait, leurs réactions dépendent de leur niveau de développement. Il est donc plus difficile de déterminer si le comportement d’un enfant est un épisode passager, une réaction normale ou un trouble anxieux.

Cinq grands types de troubles anxieux peuvent toucher les enfants et adolescents :

  • L’anxiété généralisée, qui se caractérise par des inquiétudes excessives et irréalistes qui n’ont aucun lien avec un quelconque événement récent. Les enfants et les adolescents qui souffrent de ce trouble sont d’ordinaire très tendus et ont énormément besoin d’être rassurés. Ils peuvent se plaindre de malaises, comme des maux d’estomac, qui ne reposent sur aucun problème physique.
  • Les phobies spécifiques, qui incluent la peur excessive et irrationnelle face à un objet ou une situation, comme les animaux, les hauteurs, les tempêtes ou les espaces clos.
  • Le trouble panique, qui inclut des attaques de panique répétées (période de peur intense accompagnée de vives palpitations, de sueurs, d’étourdissements, de nausées ou d’un sentiment de mort imminente) sans cause apparente. La peur de vivre d’autres attaques de panique bouleverse énormément les enfants atteints de ce trouble.
  • Le trouble obsessionnel compulsif (TOC), qui se caractérise par l’incapacité de l’enfant à bloquer un schéma de pensées ou de comportements répétitifs, comme se laver les mains, compter des objets ou les replacer.
  • Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), qui peut se développer chez l’enfant ou l’adolescent à la suite d’un événement très stressant (survenu chez lui ou une personne qui lui est chère), qui fait en sorte de lui faire revivre à répétition l’événement traumatique par des souvenirs, des retours en arrière (flashbacks) ou des pensées paralysantes.
  • Le trouble d’anxiété sociale, qui se manifeste par une peur intense, excessive et persistante à l’égard d’une ou de plusieurs situations sociales durant lesquelles l’individu est exposé à l’observation d’autrui: interactions sociales, être observé, performance, etc.
  • Le trouble d’anxiété de séparation, qui consiste en une peur intense, excessive et persistante concernant la séparation d’avec les personnes auxquelles l’enfant est attaché. Le jeune craint qu’un malheur puisse arriver à ceux qu’il aime, qu’un événement malheureux ne lui arrive à lui-même qui viendrait le séparer de ces personnes ou alors d’une conviction qu’il est peu apte à gérer une situation difficile sans elles.
  • Le mutisme sélectif dans lequel on constate une incapacité régulière à parler dans des situations sociales spécifiques dans lesquelles l’enfant est supposé parler alors qu’il parle sans problème dans d’autres contextes.

Les troubles anxieux comptent parmi les plus fréquents problèmes émotionnels de l’enfance et de l’adolescence. De même, il n’est pas rare que le trouble anxieux s’accompagne d’un autre trouble mental comme la dépression ou le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. La cause des troubles anxieux demeure encore obscure, mais des études laissent croire que le développement des troubles anxieux résultent d’un cumul et d’une interaction entre des facteurs de risque personnels (dont une sensibilité génétique et des difficultés de gestion des émotions), des facteurs familiaux (ex. troubles anxieux chez l’un des parents qui occasionneraient un apprentissage de l’enfant par imitation) et environnementaux (ex.pratiques parentales maintenant l’anxiété de l’enfant, événements de vie).

Bien que certains signes d’anxiété soient habituels tout au long du développement de l’enfant, il est important de reconnaître et de s’occuper de toute peur ou comportement anxieux qui se prolongent au-delà de quelques semaines. En effet, quand le comportement anxieux devient systématique, que l’enfant est si effrayé, si inquiet ou si préoccupé, qu’il n’arrive plus à fonctionner normalement, comme réussir à l’école ou se faire des amis, que son sommeil est perturbé, qu’il développe des comportements compulsifs, des routines inflexibles ou des peurs extrêmes, il est alors possible qu’on soit face à un trouble anxieux.

Un trouble d’anxiété qui n’est pas diagnostiqué peut avoir des effets à long terme et perturber énormément la vie de l’enfant et de l’adolescent. En fait, les troubles anxieux qui ne sont pas traités en bas âge peuvent nuire au rendement scolaire et à l’intégration sociale. Ils peuvent aussi entraîner une faible estime de soi, mener à la consommation d’alcool ou de drogue, à des problèmes d’adaptation en milieu de travail et à des troubles tout aussi invalidants à l’âge adulte.

Comment la cibler?

Chez l’enfant et l’adolescent

  • Réfractaire aux changements et à la nouveauté, ne tolère pas l’incertitude
  • Se sent stressé constamment ou de manière exagérée dans certaines situations
  • Peut ressentir des symptômes physiques (mal au ventre, vomissements, mains moites, mal au cœur, reflux, palpitations cardiaques)
  • Vit des crises de stress sans raison valable
  • Ne se sent pas bien, mais est incapable d’expliquer comment il se sent et pour quelle raison ;
  • Le sommeil est perturbé
  • Surestime les conséquences négatives
  • Présente un perfectionnisme intense et déraisonnable
  • A tendance à vivre de la frustration et à exploser
  • Ramasse des objets de manière compulsive; collectionne de nombreux objets
  • Ne veut pas aller dormir chez des amis; a peur du noir, des araignées
  • Doute de ses capacités, ne se sent pas capable ou a peur de ne pas être capable
  • Est inquiet de façon démesurée à l’idée d’être séparé de ses parents ou lorsque ceux-ci sont en retard.

Spécifique à l’adolescence

  • Présente des comportements perturbateurs (bagarres, désobéissance, mensonges, agressivité, intimidation)
  • Consomme des substances
  • Contrôle de façon excessive la nourriture; porte une grande attention à la propreté
  • A des idées suicidaires
  • A de la difficulté à se faire ses amis, a tendance à se retirer

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